5 choses à savoir sur Peter Hujar



 1. Il était une figure de proue de la culture downtown à New York

Figure de proue de la culture underground à New York, la vie de Peter Hujar est intimement liée à cette ville, où il vécut toute sa vie, et plus particulièrement au quartier de l’East Village. C’est dans ce quartier où toute une nouvelle génération d’artistes, écrivains, musiciens et iconoclastes affluaient dans les années 1970 et 1980 qu’il s’était établi, dans un loft qui lui servait de studio.

  2. Il célébrait avec ses photos la visibilité croissante du monde gay

En cette année de commémoration du 50e anniversaire de la descente policière de Stonewall, du nom de ce bar gay situé à Greenwich Village, l’exposition évoque le mouvement naissant pour les droits des homosexuels. Si le photographe n’a jamais lui-même été militant, il a participé au « soulèvement de Stonewall » et réalisé la célèbre affiche « Come out » du Gay Liberation Front dont son compagnon de l’époque, Jim Fouratt, était membre fondateur.

 3. Il était proche d'Andy Warhol et de la Factory

Hujar, immortalisé dans les screen tests de Warhol, nous accueille à l’entrée de l’exposition. Il était, au milieu des années 1960, un visiteur régulier de la Factory, et ses screen tests ont ainsi figuré dans la compilation de 1964 « Les treize plus beaux garçons ». C’est également là qu’il a rencontrée Candy Darling, star légendaire de la Factory et muse de Lou Reed et des Velvet Underground, qu’il a immortalisée sur son lit de mort une rose à la main.

 4. Le travestissement, un leitmotiv des portraits d’Hujar

Ses sujets masculins apparaissent souvent habillés en femmes. Certains sont des acteurs en costume de scène, d’autres choisissent un personnage féminin comme mode d’expression personnel. Hujar a photographié son ami John Heys – homme de spectacle qui a fondé le magazine Gay Power au début du mouvement pour les droits des homosexuels – dans divers travestissements. Dans un de ces portraits, John Heys in Lana Turner’s Gown, la dimension tragicomique du camp est compensée par la vulnérabilité non théâtrale que l’on sent entre l’artiste et son sujet.

 5. Il s’intéresse aux "corps"

Peter Hujar a photographié des corps dans leur extrême juvénilité ou vieillesse, des corps qui se singularisent par leurs capacités exceptionnelles, leurs ambiguïtés, leurs traits distinctifs – cicatrices, tatouages, ventre de la grossesse – ou leurs états transitoires, notamment l’excitation. « Je photographie ceux qui s’aventurent jusqu’à l’extrême. C’est ce qui m’intéresse – et que les gens revendiquent la liberté d’être eux-mêmes ».

Articles liés