René-Jacques et les Olympiques
Un artiste, une oeuvre

Pendant sa fermeture, le Jeu de Paume Paris remet l’image en jeu et propose des rendez-vous mensuels sur le web. Dans le cadre de la thématique "Image et sport" de ce mois de septembre, découvrez notre rubrique "Un artiste, une oeuvre".


En 1932, alors qu’il envisage de faire de la photographie son métier, René-Jacques collabore à deux reportages pour le magazine L’Intransigeant. Il couvre ainsi le championnat du monde de boxe opposant le Français Marcel Thil à l’Américain Gorilla Jones. Publiées en premières pages du journal, les images aux cadrages très resserrés, aujourd’hui disparues, se focalisent sur les gestes des sportifs, rendant méconnaissables les deux acteurs du combat.

C’est en 1948, après avoir lu Les Olympiques de Henry de Montherlant, que René-Jacques se lance de son propre chef dans l’illustration du texte. Se rendant sur le stade de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), il fait poser des athlètes, tandis qu’il s’attache par ailleurs à des détails. Il traite le sport et le geste du sportif comme des natures mortes, focalisant son regard sur un ballon de football, des gants de boxe accrochés à un ring ou le geste du lanceur de javelot. Cette suite de photographies où « la personnalité de l’athlète cède à la représentation des éléments et de l’ambiance de ces jeux » emporte l’adhésion du poète, mais René-Jacques ne trouve pas d’éditeur prêt à se lancer dans l’aventure. C’est à compte d’auteur qu’il fait réaliser des tirages au charbon par l’atelier Fresson, se chargeant lui-même de la composition du texte. Le prototype est resté en l’état et n’a jamais été publié.


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