Voici le deuxième volet de ma série PhotoBombe à l’occasion de laquelle nous abordons le trope de l’intrusion et de la distraction photographiques dans le travail d’un certain nombre de photographes contemporains. Ici, nous partons faire un tour du monde en compagnie de Jason Fulford, photographe, rédacteur et éditeur. Ses images ont été qualifiées de métaphores ouvertes. S’intéressant à la façon dont les associations produisent du sens, il nous a présenté une singulière rencontre mot-image à l’occasion de l’un de ses workshops en Sicile, où j’ai eu le plaisir de faire fonction d’interprète. Le magazine Avalanche avait sollicité en 1974 un entretien avec l’artiste allemand Hans-Peter Feldmann. Celui-ci avait répondu à chacune des questions non avec des mots, mais avec une image. Des décennies plus tard, Hans Ulrich Obrist s’en est inspiré pour reproduire ce dispositif avec Feldmann et publier l’entretien dans un livre intitulé Interview. Ayant toujours flirté avec l’idée d’imiter un tel exercice sémiotiquement divertissant, j’ai tout naturellement jeté mon dévolu sur Fulford et lui ai posé quatre questions.
Federica Chiocchetti

1. Que signifie pour vous « distraction » ?


<i>Los Angeles</i>
Los Angeles © Jason Fulford


2. Avez-vous fait le point ?


<i>Capri</i>
Capri © Jason Fulford


3. Pendant combien de temps êtes-vous capable de retenir votre respiration ?


<i>Brooklyn</i>
Brooklyn © Jason Fulford


4. Avez-vous jamais subi un photobombage ?


<i>Marseille</i>
Marseille © Jason Fulford