The Last Tour
The Last Tour

Événement

Projection de 3 films de Marine Hugonnier

Séance présentée par Emmanuel Burdeau, critique de cinéma, suivie d'une discussion avec l'artiste

Le 11 juin 2022

à 15h

Jeu de Paume Paris

les films

Travelling Amazonia, film Super 16 mm, couleur, son, 23 min 52 s. 2006
Travelling Amazonia a été tourné sur la Transamazonienne, une autoroute de plus de 4000 kilomètres qui traverse la vaste forêt amazonienne. Sa construction a généré des industries autour de l’extraction de ressources naturelles comme le métal, le bois et le caoutchouc. Dans le film, ces matériaux sont utilisés pour construire un dolly et des rails afin de réaliser un travelling sur cette voie. A travers la réalisation de ce mouvement de caméra qui rejoue l’idéalisme du projet de la Transamazonienne, le film aborde les processus et les idées pionnières invoquées par la dictature militaire brésilienne dans la réalisation de cette route.

The Last Tour, film Super 16 mm transféré en vidéo, couleur, son, 14 min 17 s. 2004
L’action de The Last Tour se déroule à la fin de l’ère du spectacle, à une époque où les attractions touristiques sont sur le point d’être fermées au public. Le spectateur embarque pour un dernier tour : un vol en montgolfière au-dessus de l’emblématique Cervin, dans les Alpes suisses. Le film suggère la possibilité qu’un espace vierge réapparaisse sur la carte, en référence au monde d’avant l’ère des découvertes.

Ariana, film Super 16 mm transféré en vidéo, couleur, son, 18 min 36 s. 2003
Ariana raconte le voyage d’une équipe de tournage qui part pour la vallée du Pandjchir, dans le Nord de l’Afghanistan. Décrite dans la poésie persane classique comme un jardin paradisiaque, la nature impénétrable de la vallée et son paysage luxuriant et fertile l’ont distinguée du reste du pays et ont encouragé une histoire d’indépendance et de résistance.
L’équipe n’étant pas en mesure de faire des images de la vallée depuis un point de vue en hauteur situé dans les montagnes environnantes de l’Hindou Kouch, le film devient l’histoire de l’échec de ce projet et suscite une réflexion sur le panorama en tant que point d’observation militaire, en tant que mouvement de caméra, et sur ses origines en tant que divertissement précinématographique.