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Partages d'expérience

Jeu de Paume X Atelier de Sèvres, Bachelor animation

En lien avec le festival Fata Morgana

L’Atelier de Sèvres et le Jeu de Paume se sont rapprochés pour proposer une carte blanche aux étudiants du bachelor Concepteur en cinéma d’animation. Les réalisations ont été présentées le 12 mai 2022 lors d’une soirée de projection dans l’auditorium du Jeu de Paume.

Accompagnés par l’équipe pédagogique de l’Atelier de Sèvres et les intervenantes du Jeu de Paume, les étudiants ont conçu, écrit et réalisé quatre films d’animation en lien avec l’univers de Fata Morgana, première édition du festival du Jeu de Paume.

Le film Foie Gras

« L’idée sera de tromper l’œil avec des formes abstraites animées, se déformant en permanence, se rapprochant de représentations figuratives de manière fugace. (…)

Le ton du film sera d’un léger cynisme, renforçant le « piège » et plongeant le spectateur dans une expérience tant ludique qu’intrigante. (…)

Les variations progressives du rythme, des couleurs, de l’échelle et de la netteté participeront au sentiment d’instabilité. Au fur et à mesure, les objets deviendront de plus en plus figuratifs, nourrissant un espoir de clarté. Ils resteront cependant insaisissables du fait d’une dégradation croissante et simultanée de l’image. (…)

Pour notre part, il s’agira d’un commentaire sur le remplacement incontrôlé du vivant par les technologies. L’utilisation du morphing s’apparentera à la façon dont le monde que l’on reconnaît nous échappe. »

Étudiant·e·s
Céleste Fournet, Caroline Lott, Thanys Martin, Théodora Pittaluga, Benjamin Wizman

Le film LUMEN

« Dans une société parallèle à la nôtre, la lumière étant trop forte, les hommes ont besoin de systèmes pour canaliser et filtrer la lumière. (…) Les appareils technologiques permettant de filtrer la lumière ont différents impacts visuels et optiques sur l’environnement, ils fonctionnent comme un prisme : les objets qui reçoivent la lumière se multiplient, les couleurs se modifient, etc. Ces mirages visuels constituent le cœur du film. (…)
Nous souhaitons traiter le décor de manière minimaliste, en noir et blanc et en partie en 3D (notamment pour les technologies). Cette simplicité permettra de mettre en avant les effets d’optique et de renforcer l’étrangeté́ de cet univers. (…)
Ces hommes sont dans leur réalité et vivent au cœur de ces illusions d’optique, elles sont ancrées dans leur monde et régissent les lois de leur univers, là où nous, nous y voyons des phénomènes étranges et anormaux. Cela questionne la perception de la réalité et le rapport à notre environnement. »

Étudiant·e·s
Brahim Benbarek, Ismael Cartier, Lise Chancel, Joseph Créhange, Léandre Humbert

Le film MARCHE(R)

« Nous souhaitons aborder le sujet de la polarisation des esprits de nos jours, à travers les idées et les comportements humains, une dualité qui ne laisse pas de place à un entre-deux.
En cela, nous souhaitons interroger le spectateur sur la place du débat au sein d’une société de plus en plus manichéenne. (…)
Notre œuvre sera un triptyque en trois scènes. Chaque scène sera composée en marie-louise, organisant le cadre en deux espaces. Nous aurons ainsi au sein d’une même scène deux animations se superposant. Au spectateur sera offert deux lectures, deux éléments opposés en parallèle. (…)
Dans cet effort de l’expression d’une polarité, le groupe s’est divisé en trois sous groupe chacun s’occupant d’une scène. Ainsi, chacun offrira sa propre vision sur le sujet, puisant dans ses expériences personnelles et son ressenti, liant le tout par l’image et le son. »

Étudiant·e·s
Violette Avouac, Antoine Clamens, Lien Franckel, Charlotte Philip Boisserolles De Saint Julien, Gauthier De Blic, Arthus Mariet

Le film MEMORY

« (…) La mémoire est une projection que l’on considère parfois comme objective alors qu’elle est sujette à des déformations, et le souvenir qu’on a d’un moment diffère souvent du réel à partir duquel il s’est construit.
À partir de cette idée, nous souhaitons réaliser une anatomie du souvenir, comme un chercheur qui partirait explorer l’intime de sa mémoire, la décortiquer, pour retrouver la « couleur locale » d’un instant vécu, son essence réelle. Le souvenir révélant ses strates, le spectateur y serait plongé de plus en plus profondément, partant d’un fantasme, une vision idéalisée et vague, jusqu’à une forme de dépassement de l’illusion : se rendre compte, avec le recul, que l’on n’a peut-être pas tout à fait vécu ce que l’on croyait. (…)
Ce processus sera accompagné visuellement par une gradation du style visuel, de l’abstraction à la figuration, vers le réalisme. (…) Le récit puisera dans des souvenirs réels, ceux des réalisateurs (nous). »

Étudiant·e·s
Rachel Amar, Emma Baeza, Laurent Gastaud, Antonin Jarlan, Assia Rochat

Enseignant·e·s et intervenant·e·s de l’Atelier de Sèvres
Perrine Bayssat, Catherine Totems
Victor Belin, Laure Desmazières, Edwina Liard, Pierre Razzeto

Intervenantes du Jeu de Paume
Marguerite Demoëte, conférencière et formatrice
Julia Parisot, chargée des publics jeunes et scolaires
Sabine Thiriot, responsable du service des projets éducatifs