Albert Renger-Patzsch, Hände [Mains], 1926 — 1927. Collection Ann und Jürgen Wilde © Albert Renger-Patzsch / Archiv Ann und Jürgen Wilde, Zülpich / ADAGP, Paris 2017.

Archive magazine (2009 – 2021)

Un parcours parmi « les choses » d'Albert Renger-Patzsch

L'exposition « Albert Renger-Patzsch – Les choses » (Octobre 2017 - Janvier 2018) présentait un parcours à travers les thèmes, les genres et les moments les plus importants de la trajectoire créative du photographe : depuis ses premières photographies de plantes jusqu’à la publication de son livre-phare, Le monde est beau en 1928, en passant par ses plus célèbres photographies de sites urbains et industriels dans la Ruhr.



Sérgio Mah, commissaire de l’exposition « Albert Renger-Patzsch – Les choses » a souhaité proposer au Jeu de Paume « un parcours à travers les thèmes, les genres et les moments les plus importants de la trajectoire créative du photographe : depuis ses premières photographies de plantes jusqu’à la publication de son livre-phare, Le monde est beau en 1928, en passant par la période d’intense production dans la région de la Ruhr avec quelques-unes de ses plus célèbres photographies de sites urbains et industriels (architecture, machinerie, objets). Enfin, après son installation à Wamel, en 1944, Renger-Patzsch opère un retour à la nature et en particulier au paysage. Pour le magazine, Ève Lepaon et Cécile Tourneur, conférencières et formatrices au Jeu de Paume, ont préparé un aperçu du parcours commenté qu’elles réalisent dans l’exposition.

« Renger-Patzsch fut un photographe très prolifique et son œuvre traverse de multiples thèmes, typologies et genres. À une époque marquée par de profondes tensions politiques et de grands changements sociaux et économiques, le travail de Renger-Patzsch peut être perçu comme une plate-forme d’intersection entre la nature et la technologie, un moyen de réflexion sur les possibles liens et analogies entre un monde donné (la nature) et hérité (du passé, de la tradition) et l’inéluctable nouveau monde, transformé par l’homme, dont émergent les desseins de la culture moderne, urbaine et industrielle. » Sérgio Mah