FERMÉ

Le Jeu de Paume Paris est actuellement fermé. Rendez-vous à partir du 8 juin pour les expositions « Jean Painlevé. Les pieds dans l’eau » et « Marine Hugonnier. Le cinéma à l’estomac ».
Le Jeu de Paume – Tours est ouvert avec l’exposition « Thibaut Cuisset. Loire » jusqu’au 29 mai.

Festival

Cycle de projections : La vie matérielle des œuvres

Projection d'une sélection de courts-métrages, dans l'auditorium

Le 22 mai 2022

de 16h à 17h

Jeu de Paume Paris

Les films

  • Maryam Jafri, Mariam Jafri vs Maryam Jafri, 2020, 9 min 11 s.

Le point de départ de ce film est une image de la sculpture Anxiety, qui s’est retrouvée sans le consentement de l’artiste sur la banque d’images en ligne Getty Images. La photo en question a été prise au salon Frieze Art Fair à Londres en octobre 2017. Le film décrit ainsi le trajet de cette sculpture, au départ une œuvre d’art mise en vente dans une foire d’art contemporain qui se retrouve sur une base de données, puis finalement dans une vidéo commandée par un musée d’art contemporain, espace qui garantit l’autonomie de l’art.  Maryam Jafri se penche ainsi sur la place de l’originalité, du travail de l’artiste et des droits d’auteur dans notre culture actuelle, dont la tendance est souvent à la réutilisation. Le titre du film est une référence à la légende de la photo volée, dans laquelle le prénom de l’artiste a été mal recopié.

  • Carissa Rodriguez, The Maid, 2018, 12 min 22 s.

The Maid est un court métrage qui examine 6 sculptures localisées à différents endroits (une maison de vente aux enchères, l’espace de stockage d’un musée, et les maisons de plusieurs collectionneurs d’art). A travers le regard méditatif de la caméra, Carissa Rodriguez invite le spectateur à faire attention aux détails des œuvres, en en soulignant chaque élément. Le film emprunte son titre à une nouvelle de 1913 de Robert Walser. Dans cette histoire, une servante passe 20 ans à tenter de retrouver un enfant perdu pour lequel elle avait eu un jour la responsabilité. Quand elle finit par le retrouver, elle en meurt de joie. Ce voyage, guidé par l’amour et la responsabilité, est en quelque sorte une métaphore du travail de gardiennage des institutions autour des œuvres d’art.

  • Rosa Barba, The Hidden Conference: About the Shelf and Mantel, 2015, 14 min.

The Hidden Conference est un court métrage en trois parties. Il s’agit d’investigations qui ont lieu au sein de régies de musées, plus précisément dans les lieux de stockage. Les trois petits films évoquent des discussions que l’on pourrait imaginer entre des œuvres d’art dans un musée. Ces œuvres deviennent des protagonistes de l’histoire qui se déroule devant nos yeux. Leur connexion invisible et les conditions silencieuses de leur coexistence sont animées, en dehors de considérations scientifiques ou chronologiques, par le mouvement agité de la caméra et le montage fragmenté des images et des sons.

  • Clemens von Wedemeyer, Vermin of the sky, 2017, 10 min.

Dans le film Vermin of the sky, Clemens Wedemeyer utilise plusieurs sculptures de la collection de la Moravian Gallery. Il crée ainsi une histoire tant poétique que politique, imaginant des connexions conceptuelles entre les différentes œuvres d’art : d’une Madone gothique déjà bien abimée, au portrait réalisé par les artistes tchèques Josef Václav Myslbek et Vincenc Makovský,, en passant par des artistes moins connus. Le film s’inscrit dans la continuité des recherches de l’artiste sur la valeur sociale et symbolique de la sculpture dans les films, en lien avec les acteurs mais aussi les spectateurs. C’est une dimension que le réalisateur a aussi exploré dans son film The Cast, de 2013 et dans le projet qui en découle Cast Behind You The Bones Of Your Mother, présenté à Berlin en 2015.

  • Clemens von Wedemeyer, The Beginning. Living Figures dying, 2013, 18 min.

The Beginning. Living Figures dying est le second chapitre du film The Cast, imaginé par Clemens Wedemeyer dans le cadre d’une exposition au MAXXI à Rome en 2013. Il s’agit d’une installation composée de fragments de films historiques, allant de Méliès à Cocteau, Fellini ou encore Godard, projetée à l’origine sur le sol de la Gallery 5 du musée, qui avait été transformée à l’occasion. Le film analyse les relations entre sculptures et acteurs, duel éternel entre mouvement et immobilité, suivant une intrigue de cinéma classique : l’origine de la statue, son adoration et finalement sa destruction.

infos pratiques

Tarifs : Plein : 6 € / Réduit : 4 € / Gratuité : Voir les conditions de réduction et de gratuité
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