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Martine Neddam aka Mouchette, mouchette.org, 1997
Martine Neddam aka Mouchette, mouchette.org, 1997

Création en ligne

MOUCHETTE.ORG - MARTINE NEDDAM AKA MOUCHETTE 1997

Dans le cadre de "Identités précaires. Cycle Side Effects"

Du 10 mars au 20 septembre 2011

Jeu de Paume en ligne

mouchette.org de Martine Neddam aka Mouchette fait partie de l’exposition «Identités précaires Cycle Side Effects»  proposée par Christophe Bruno en collaboration avec Samuel Tronçon et Chrystelle Desbordes, pour l’espace virtuel du Jeu de Paume.

mouchette.org est un site Internet créé en 1996 par une artiste d’Amsterdam portant le pseudonyme de « Mouchette ». Par son ton innocent et l’annonce de ses « presque 13 ans » sur sa homepage, ce qui paraît être au départ le site personnel d’une jeune fille pré-pubère, évolue ensuite vers des choses plus sombres.

Le site web, de réputation internationale, attire en moyenne une centaine de visiteurs par jour. Grâce aux parties interactives de son site, qui suscitent d’abondantes réactions, Mouchette maintient sa présence et garde le contact avec son public de manière exclusivement numérique.

L’identité de l’auteur de Mouchette a été un secret farouchement gardé jusqu’en 2010, par delà toutes les controverses, établissant ainsi l’autonomie artistique du personnage virtuel.

Martine Neddam

Martine Neddam est une artiste qui utilise le langage comme matière première. Les actes de langage, les modes d’adresse, la parole dans l’espace public, telles sont les thématiques qui alimentent son œuvre dès l’origine. À partir de 1988, elle expose dans des galeries et des musées, des objets sur lesquels figurent des textes (bannières, plaques gravées, ombres sur le mur). Elle a aussi réalisé de nombreuses commandes publiques dans plusieurs pays d’Europe : Pays-Bas, Grande-Bretagne, France.

Depuis 1996, Martine Neddam crée, sur Internet, des personnages virtuels — comme Mouchette, jeune artiste de moins de 13 ans, David Still ou encore Xiao Qian —, qui mènent leur existence autonome d’artistes, sans jamais qu’elle ne se manifeste comme leur auteur.