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Le Jeu de Paume – Paris est fermé. Réouverture le 14 février pour l’exposition Thomas Demand.

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Rencontre

Rencontre librairie avec le collectif d'artistes Flatform

Dans le cadre de la parution de Snaturamenti

Le 24 janvier 2023

à 18h30

Jeu de Paume - Paris

La librairie du Jeu de Paume et les éditions Avarie et Light Cone vous invitent à rencontrer le collectif d’artistes Flatform pour la parution de l’ouvrage SNATURAMENTI [Dénaturation]. La discussion sera animée par Giuliana Prucca (AVARIE) et Emmanuel Lefrant (Light Cone) et sera accompagnée de la projection de 4 films de Flatform.

SNATURAMENTI est à la fois un objet et un dispositif, un workbook à la frontière entre cinéma expérimental et art contemporain, un état transitoire de divers types (spatiaux ou temporels, géographiques ou historiques, phénoménologiques ou climatiques) prenant en compte la notion de paysage comme réseau complexe de connexions entre les êtres humains et les autres espèces, base de recherche artistique et philosophique du collectif Flatform.
Ces questions deviennent le mécanisme même de déconstruction et de reconstruction des films de Flatform sur la page, tel qu’il est opéré par l’auteure et éditrice Giuliana Prucca.

Comme dans un cahier d’artiste, dessins, textes, entrées de journal intime, calques, cadres, séquences alternatives et rendues d’installations se croisent avec les productions vidéo de Flatform dans un exercice poétique et non mimétique de leurs techniques cinématographiques — telles que la composition et le déphasage audiovisuel — pour modifier les paradigmes perceptifs, transformer le possible en impossible – et inversement, créer un équilibre instable entre le prévisible et l’inattendu, entre le hasard et le contrôle.

N’ayant pas de couverture, le livre suggère que quelque chose commence — ou se termine — ailleurs, hors écran, grâce également aux sections de livre qui se déplacent progressivement qui reflètent la circularité véhiculée par le travail de Flatform. Le résultat est une configuration de quatre versions différentes et indépendantes, qui portent en elles la possibilité latente d’être réunies.

Flatform

Flatform est un collectif en activité depuis 2006, basé entre Milan et Berlin. Son travail se situe à la frontière entre l’art contemporain et le cinéma expérimental, en créant des films, des vidéos, des installations et des sculptures qui développent une réflexion autour du paysage et de la biopolitique. Distribuées par les éditions Light Cone à Paris et Video Data Bank à Chicago, ses œuvres ont été présentées dans de nombreux festivals de cinéma, dont la Viennale, la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, l’IFFR de Rotterdam, le Festival du film de Venise, le TIFF de Toronto, et ont été exposées dans des musées et institutions culturelles internationales tels que le Centre Pompidou de Paris, la Haus der Kulturen der Welt de Berlin, le Hirshhorn Museum de Washington, le MAXXI de Rome, l’Eye Filmmuseum d’Amsterdam, le Garage Center for the Arts de Moscou.

Films diffusés

BLIND SONG
Flatform, 2018, couleur, sonore, 1E, 8’04 »
Paroles de Flatform, musique composé et interprétée par Dina Maccabee.

Dina Maccabee chante et interprète une description poétique des paysages se trouvant à l’extérieur du studio de la performance elle-même, ainsi que du studio de Flatform à Headlands. Cette performance est l’une des trois parties de l’Approche d’une théorie du paysage, une oeuvre conçue, réalisée et jouée durant une résidence au Headlands Center for the Arts, à Sausalito, San Francisco, Etats-Unis, entre juin et juillet 2018.

 

QUANTUM
Flatform, 2015, fichier sur serveur, couleur, sonore, 1E, 8’07 »

La ville, observée depuis la colline qui la surplombe, est traitée comme une maquette d’architecture éclairée par les lumières d’un intérieur. Le son abolit la distance du tournage, amplifiant les détails des lieux et des actions éclairées par des faisceaux lumineux. Lieux et actions qui se présentent comme des miniatures, animées par l’éclairage intermittent dans la pièce. Les sons d’un orchestre à vents se modulent et s’amplifient. Un air d’opéra, auquel manque la voix, résonne dans l’absence de lumière à travers le paysage.

 

• A PLACE TO COME
Un luogo a venire

Flatform, 2011, couleur, sonore, 1E, 7’30 »

Un homme avec deux chiens traverse un paysage. Une personne marche le long d’une crête et s’arrête pour regarder la ligne d’horizon. D’autres personnes courent tandis que la nature rétrécit dans sa notion énigmatique. Le paysage n’évolue pas selon des simples courbes de temps mais selon un mode particulier de passage d’un élément du temps : le brouillard.
A place to come explore les références mutuelles de la description ordinaire d’un lieu et de sa manifestation concrète. La structure narrative de ce travail démarre par des images pénétrantes accentuées par la présence du brouillard.
La réalité qui n’est toujours pas exprimée est anticipée par les sons. Comme dans le cas du brouillard.
De plus, une « voix off » décrit la réalité à venir. Dans chaque séquence, la composition de la scène suivante est anticipée par la voix et les sons.

 

57.600 SECONDS OF INVISIBLE NIGHT AND LIGHT
57.600 secondi di notte e luce invisibili
Flatform, 2009, couleur, sonore, 1E, 5’25 »

Nous avons demandé à 12 personnes de parcourir chacune quatre chemins identiques dans l’espace d’un jour et une nuit, en essayant de le répéter de la même façon que la première fois. En se déplaçant, elles se concentrent sur leurs pas et leur rythme et la répétition les a immunisé de devoir ressentir leurs mouvements. Elles se déplacent comme consumées par une seule pensée. Inconscientes du passage du temps. Elles parcourent la nuit pendant le jour et mélangent l’obscurité avec la lumière.

 

infos pratiques

Gratuit, sur réservation.