Easter Sunday in Harlem, New York, 1955 © William Klein Estate
Exposition
William Klein
Revoir New York
Du 26 janvier au 23 mai 2027
Jeu de Paume - Paris
Nourrie de nombreux documents originaux provenant du studio de l’artiste, l’exposition sera l’occasion de retrouver certaines icônes de l’histoire de la photographie du XXe siècle, mais également de découvrir véritablement un grand nombre d’autres clichés que la maquette très serrée et foisonnante de l’édition de 1956 rendait difficilement visibles. Elle offrira ainsi une relecture inédite de New York, dans toutes ses dimensions artistiques, documentaires et expérimentales.
Publié à Paris, aux éditions du Seuil, en 1956, le New York de William Klein est aujourd’hui considéré comme l’un des grands classiques de l’édition photographique. Remarqué dès sa sortie, couronné en France du prix Nadar, le livre a connu une carrière internationale, influençant, par l’originalité de sa maquette et le caractère percutant de ses images, plusieurs générations de photographes. En 1995, quarante ans après la première édition, Klein décide d’en proposer une nouvelle version, revoyant totalement la maquette et modifiant en partie la sélection d’images. Peu de temps avant sa mort, il choisit à nouveau de se plonger dans cette période new-yorkaise, dont il tirera un ultime portfolio réunissant les 333 photographies utilisées pour les éditions de New York de 1956 et de 1995.
Constituant l’un des derniers grands projets auxquels l’artiste se soit consacré, ce corpus inédit témoigne de la manière dont Klein n’a cessé de revisiter cette œuvre majeure tout au long de sa vie. Présentée en 2027, l’exposition prolonge les célébrations du centenaire de la naissance de William Klein, célébré en 2026. S’appuyant sur cet ensemble inédit, William Klein. Revoir New York est la première exposition exclusivement consacrée aux images de la ville que Klein réalise en quelques mois, de la fin de 1954 au printemps 1955.
C’étaient pratiquement mes premières “vraies photos”. Je n’avais ni formation, ni complexe. Par nécessité et par choix, j’ai décidé de me servir de tout ce qui arrivait. Pas de tabous : grain, contraste, bougés, accidents, décadrages, comme ça venait.
Encouragé par le directeur artistique de Vogue, Alexandre Liberman, à venir travailler à New York, le jeune William Klein, alors peintre, graphiste et photographe, New-Yorkais installé à Paris depuis 1947, retrouve sa ville natale. « Après huit ans d’absence, j’ai eu envie de tenir le journal photographique de ce retour. C’étaient pratiquement mes premières “vraies photos”. Je n’avais ni formation, ni complexe. Par nécessité et par choix, j’ai décidé de me servir de tout ce qui arrivait. Pas de tabous : grain, contraste, bougés, accidents, décadrages, comme ça venait », se souvient-il en 1995.
Si le résultat est jugé beaucoup trop expérimental pour être publié dans les pages de Vogue, il sert de base à un ouvrage que Klein entreprend de concevoir, pendant son séjour, dans les bureaux mêmes de la revue, à l’aide d’un outil nouveau pour lui : la photocopieuse. Agrandissant les images, les recadrant, il conçoit une maquette inspirée tant par la presse populaire de l’époque que par les comics américains.
Nourrie de nombreux documents originaux provenant du studio de l’artiste, l’exposition sera l’occasion de retrouver certaines icônes de l’histoire de la photographie du XXe siècle, mais également de découvrir véritablement un grand nombre d’autres clichés que la maquette très serrée et foisonnante de l’édition de 1956 rendait difficilement visibles. Elle offrira ainsi une relecture inédite de New York, dans toutes ses dimensions artistiques, documentaires et expérimentales.