Ed van der Elsken, Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, assistante Anneke van der Elsken-Hilhorst, montage par Ulrike Mischke, diffusé le 27 janvier 1991 (VPRO), collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.

Archive magazine (2009 – 2021)

Erika Goyarrola Olano : « les adieux d'Ed van der Elsken »

Dans sa dernière œuvre vidéo intitulée Bye (1990), Ed van der Elsken nous offre effectivement une palette émotionnelle à la première personne qui s’exprime autant par les mots que par les images. En 1988, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de la prostate, et qu’il est incurable. Pour affronter la maladie et la fin qui approche, il décide de tourner, avec l’aide de sa troisième femme, un film qui sera le journal intime de ses derniers mois.



Depuis que l’être humain a conscience de lui-même, il a toujours cherché à créer des objets qui l’aident à affronter sa condition de mortel, et qui lui survivent. La représentation de soi-même et l’autobiographie — d’abord en littérature, puis dans les arts visuels — apparaissent avec la conscience d’une individualité propre et son cortège d’interrogations sur la conception du Moi. L’acte créatif, lorsqu’il est autobiographique, est autant une manière de laisser une empreinte après sa mort que d’explorer la fascination et l’étonnement de se savoir éphémère.

Il suffit de remonter à la naissance de la photographie pour y trouver des exemples d’autoportraits. Et s’il est possible de trouver plusieurs corpus photographiques liés à l’autobiographie dès le XIXe siècle — comme chez la Britannique Clementina Hawarden —, il faut attendre les années 1970 et 1980 pour trouver le journal intime en tant que genre spécifique aux États-Unis. À cette époque, les photographes délaissent les thèmes tournés vers l’extérieur et vers l’exotisme au profit d’un regard plus intime, et cette tendance se répandra rapidement en Europe. Dans les années 1970, on retrouve ces pratiques dans d’autres arts visuels, où les artistes, à partir de formes et de supports différents et en poursuivant d’autres objectifs, utiliseront diverses stratégies pour affirmer leurs identités, créer des récits personnels, fictifs ou non, ou reconstruire leur contexte social.

L’apparition de ces nouvelles pratiques peut en partie s’expliquer par l’essor parallèle des théories psychanalytiques et des théories postmodernes, qui se penchent sur la notion du sujet. L’autoportrait devient un support idéal pour analyser les problématiques liées au « Moi ». La photographie, par son caractère « spectaculaire »((Les théories postmodernes considèrent l’identité comme une chose instable, changeante, plurielle. En parallèle, les artistes de l’époque explorent sa représentation formelle, dans la lignée des travaux réalisés par quelques artistes du début du XXe siècle, comme Claude Cahun. )), s’avère être un des meilleurs moyens pour réaliser ce genre de recherches. D’autant plus que les auteurs s’emparent d’autres aspects de la sphère privée grâce au journal intime, où la famille, les amis, les espaces personnels et les émotions occupent un rôle de premier plan. À cette époque, c’est la première fois que des sujets intimes inédits, comme des relations cachées ou politiquement incorrectes, sont dévoilés. Pendant les années 1960 et 1970, des auteurs comme Stan Brakhage, Mary Kelly ou Larry Clark décident de prendre leur entourage immédiat comme sujet de leurs œuvres. Mais dès les années 1950, dix ans avant eux, le photographe hollandais Ed van der Elsken (1925-1990) construit déjà une narration personnelle qui définira un corpus artistique autobiographique précoce et paradigmatique. Comme Roy DeCarava ou Robert Frank, cet auteur fait partie d’une génération de photographes qui élabore un nouveau langage photographique en s’opposant au reportage classique.

Ed van der Elsken, Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, assistante Anneke van der Elsken-Hilhorst, montage par Ulrike Mischke, diffusé le 27 janvier 1991 (VPRO), collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



L’engouement pour la photographie humaniste, après la Seconde Guerre mondiale, est tout aussi crucial pour comprendre l’évolution de la photographie vers un discours autobiographique. L’exposition collective “The Family of Man”, inaugurée en 1955 au MoMA, fut un des plus grands succès de la photographie humaniste. Edward Steichen, son commissaire, y avait justement intégré une œuvre d’Ed van der Elsken. Le but de l’exposition était de montrer la vie quotidienne de personnes du monde entier grâce à des thèmes existentiels comme l’enfance, l’amour et la mort, autant de sujets qui deviendront essentiels dans les œuvres autobiographiques.


Le travail d’Ed van der Elsken, qui s’inscrit dans le cadre du reportage et de la photographie d’auteur, est largement dominé par un discours à la première personne. Publié en 1956, son premier livre Een liefdesgeschiedenis in Saint-Germain-des-Prés [Une histoire d’amour à Saint-Germain-des-Prés] est un roman-photo qui s’inspire de sa vie à Paris, de 1950 à 1954. Avec spontanéité, privilégiant la rencontre et la confrontation avec les personnes photographiées, il capture la jeunesse bohème et anticonformiste qui erre dans les bars de Saint-Germain-des-Prés. À travers une histoire d’amour entre Ann et Manuel — incarnés par l’artiste Vali Myers et le photographe lui-même — il capte l’ambiance apathique et désabusée générée par l’instabilité de l’après-guerre, et parsemée de quelques moments d’exaltation. Comme tout récit autoréférentiel, cette œuvre et toutes celles qui suivront permettent de retracer la vie du photographe, bien que de façon incomplète et discontinue. Ses préoccupations, ses relations sentimentales, ses enfants, ses amis et la vie quotidienne de sa famille imprègnent une grande partie de ses œuvres photographiques et audiovisuelles.


À mesure que l’œuvre d’Ed van der Elsken évolue, la représentation des émotions se précise autour d’un axe fondamental qui va articuler tout son récit autobiographique. Dans son premier long métrage, Welkom in het leven, lieve kleine [Bienvenue dans la vie, cher petit] (1963), l’auteur cherche à transmettre sa vie familiale au jour le jour avec beaucoup de naturel. Entre les rires de sa fille qui joue, les difficultés de sa femme lors de ses derniers jours de grossesse, ou encore les douleurs de l’accouchement et la joie qui s’en suit à la naissance de son fils, il cherche à documenter son quotidien avec le moins d’artifices possible. On peut également voir la place importante de la représentation des émotions lors de la dernière scène de son film De verliefde camera [La caméra amoureuse] (1971), où il montre son métier de photographe. L’auteur apparaît au volant d’un véhicule tout-terrain, traversant la campagne avec sa femme et ses enfants. Il explique les différents projets qu’il veut mener à bien, dont un consiste à réaliser un film qui soit « une ode à l’amour, au courage et à la beauté, mais aussi à la colère, au sang, aux larmes et à la sueur ». Il cite ici deux aspects sur lesquels se concentrera son dernier film : la représentation des émotions et leur incarnation physique.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Dans sa dernière œuvre vidéo intitulée Bye (1990), Ed van der Elsken nous offre effectivement une palette émotionnelle à la première personne qui s’exprime autant par les mots que par les images. En 1988, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de la prostate, et qu’il est incurable. Pour affronter la maladie et la fin qui approche, il décide de tourner, avec l’aide de sa troisième femme, un film qui sera le journal intime de ses derniers mois. Bien que cette œuvre soit moins politique et moins revendicatrice, le photographe s’inscrit grâce à elle dans une tradition où des artistes, comme Jo Spence ou Hannah Wilke ou Barbara Hammer, montrent le mal dont ils souffrent pour dénoncer le tabou qui pèse sur la maladie et sur la mort dans la société occidentale.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Ed van der Elsken transforme le rez-de-chaussée de sa maison en studio d’enregistrement, et il y tourne presque l’intégralité de son film de deux heures. La première scène le montre face à un miroir, à côté de son matériel vidéo, mettant ainsi l’accent sur sa position à la fois de créateur et de sujet de son œuvre. Le fait qu’il soit face au miroir implique une déclaration d’intention de la part du photographe((Le dédoublement nécessaire à l’exercice de l’autoportrait, similaire à l’image renvoyée par le miroir, est souvent relié au « stade du miroir », ce moment où se forme le Moi, étudié par Jacques Lacan dans les années 1930. Ses écrits sont essentiels pour comprendre la formation de la subjectivité et le Moi séparé à partir de sa relation au langage et à l’image.)). Les changements physiques et le temps qui passe se manifestent dans l’acte de voir son reflet sur une autre surface, la chambre au miroir qui devient ainsi l’endroit le plus intime, là où ont lieu la contemplation et le questionnement de soi-même. Cela lui permet également de se dédoubler et de se regarder d’un point de vue extérieur. L’acte autobiographique commence précisément par une dissociation : « par l’observation de soi-même en tant qu’autre »((Rugg Haverty, Linda : Picturing Ourselves: Photography and Autobiography. Chicago : The University of Chicago Press, 1997, p. 14. )). Cette dissociation est aussi mise en valeur par un autre geste dans le film, lorsqu’Ed van der Elsken décide de se couper les cheveux et la barbe qu’il laissait pousser depuis sept mois. Son geste, explique-t-il, vient de son envie de voir une nouvelle tête dans le miroir, parce qu’il est « fâché avec son destin ». La séparation de soi-même permet au photographe d’entamer un discours sur la distance nécessaire pour prendre du recul et faire face à son propre départ.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Ed van der Elsken va ainsi lire un texte face à la caméra pour raconter la découverte de sa maladie. La première question qu’il aborde est justement celle du peu de temps qui lui reste à vivre, montrant d’abord de l’inquiétude à l’idée de quitter sa femme et leur fils de 9 ans, puis exprimant sa frustration de ne pas pouvoir poursuivre ses projets, à une période où il pensait avoir atteint une certaine maturité artistique. L’autre question qui domine la narration, avec celle du passage du temps, c’est celle de la peur engendrée par la maladie et son traitement. Tout le film met en avant l’expression brute des différentes émotions qu’il ressent jour après jour.


Le film s’ouvre sur l’abattement suscité par l’annonce de la maladie. L’angoisse et la tristesse y sont affichées sans artifices dans les sanglots que tente de retenir l’artiste. Cette puissance émotionnelle n’est pas sans rappeler le film I’m Too Sad to Tell You, réalisé en 1971 par Bas Jan Ader, autre artiste hollandais. Cette vidéo le montre en pleurs, au premier plan, mais on ignore si c’est feint ou non. Il en émane une tristesse mystérieuse et contagieuse. Mais chez Ed van der Elsken, le sujet revient rapidement à sa lutte contre la souffrance provoquée par la métastase généralisée. La volonté de réaliser un récit vitaliste, éloigné de tout postulat romantique((Le ton adopté par Ed van der Elsken s’oppose à la mélancolie romantique que l’on voit dans In Search of the Miraculous, de Bas Jan Ader, que l’on pourrait aussi qualifier d’œuvre d’adieu. En 1975, cet artiste décide de s’embarquer dans le voilier avec lequel il devait faire la traversée de l’Atlantique en solitaire. Peu de temps après son départ, son bateau est retrouvé au large de l’Irlande et Bas Jan Ader est déclaré disparu en mer. )), dans un contexte objectivement dramatique, est à juste titre un des aspects les plus captivants du film Bye. L’auteur raconte la douleur, la sueur, l’épuisement provoqués par la maladie, en tournant la caméra vers lui-même et en montrant les radiographies des tumeurs qui envahissent différentes parties de son corps.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Le corps lui-même, comme le récit à la première personne, occupe une importance toute particulière dans les autobiographies. Il est indissociable de notre identité, c’est ce que nous identifions en premier comme nous appartenant, il est donc décisif dans la formation de l’individualité. Pourtant, cette œuvre témoigne d’une sorte de détachement par rapport au corps, car il est le siège d’un événement incontrôlable auquel il est pleinement soumis. Ed van der Elsken ne cesse de montrer le sien, affaibli par les multiples interventions médicales. Il ne cache pas sa déliquescence, il se montre alité, tentant tant bien que mal de marcher avec des béquilles, ou aidé par sa femme lorsqu’il doit se lever. Le corps fait l’objet d’une observation, et le dédoublement se fait grâce à la maladie : l’artiste montre sa peau marquée au feutre, à l’emplacement des organes qui seront irradiés. Il exprime ses sentiments par le corps, car c’est en lui que résident la pensée, le vécu et les émotions. C’est le lieu du ressenti physique, et pourtant, l’auteur nous le montre de manière allusive, puisqu’il indique les blessures et les cicatrices laissées par les opérations chirurgicales((Javier Moscoso considère que la douleur n’est pas transparente, et que la majorité des images qui l’évoquent ne font pas référence à la souffrance physique, mais plutôt à la cruauté, à l’angoisse, au supplice, à la peur ou à la violence. Les stigmates de la douleur sont élusifs, « dans le sens où les mêmes gestes ne renvoient pas toujours à la même émotion. À l’inverse, la même sensation s’exprime par différents moyens d’expression » (Moscoso, Javier : Historia cultural del dolor, Madrid : Taurus, 2011, p. 55. Traduit en français par Frédérique Langue sous le titre Histoire de la douleur : XVIe-XXe siècle, Paris : les Prairies ordinaires, 2015).)).

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



La douleur est plus forte que la pensée de la mort qui approche, elle agit ici comme un narcotique, un dérivatif. La maladie et la douleur encouragent la représentation de soi-même, pour laisser la preuve de son existence. Tout au long de la vidéo, les séjours à l’hôpital provoquent des ellipses temporelles. L’artiste nous confie qu’il ne supporte plus la douleur et qu’il espère que la radiothérapie parviendra à l’atténuer. Ce n’est que lorsqu’elle disparaitra qu’il pourra penser à la mort et à sa fin. Alors qu’il est à l’hôpital, Ed van der Elsken demande à sa femme de se filmer à son retour chez eux. Anneke Hilhorst explique de manière crue le désespoir du photographe et sa volonté de mourir, apportant un nouveau point de vue, différent de celui de l’auteur. Il introduit un regard extérieur pour révéler l’état d’esprit dans lequel il se trouve, offrant ainsi encore plus de véracité au récit. Vu que « la puissance de la douleur réside dans son impossibilité à être partagée, car elle résiste au langage »((Lloret Melis, Javier : Visiones del dolor y rituales del cuerpo: transgresión, enfermedad y muerte en el arte contemporáneo (Thèse de doctorat inédite), Universidad de Castilla La Mancha, 2000, p. 40. )), l’auteur cherche alors d’autres moyens pour exprimer sa souffrance.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Autre stratégie pour parler indirectement de la mort : l’auteur intègre des images en allusion à la naissance de la vie. Il montre d’abord des agneaux nés prématurément, puis un couple de cygnes et leurs petits nageant dans le ruisseau qu’il voit de son salon. Au fil de ses œuvres, Ed van der Elsken partage sa fascination pour l’origine de la vie et pour l’enfance. Ici, il l’utilise toutefois comme métaphore pour affronter la peur de la mort, sans la citer directement. Tout comme l’allusion vitaliste de la fugacité, il est possible d’interpréter son intégration surprenante dans Bye d’images filmées dans les années 1970 à Amsterdam. Des cyclistes, des motards et des personnes en mouvement, le tout sur un morceau de Vivaldi. Cette utilisation métaphorique évoque l’œuvre vidéo Extranjero de mí mismo [Étranger à moi-même] (2004, de la trilogie Tres vídeos tristes [Trois vidéos tristes]), où le photographe Alberto García-Alix parle des traitements douloureux qu’il doit prendre alors qu’il souffre d’un abandon sentimental. À plusieurs reprises, cet auteur montre toutefois directement la maladie — on le voit notamment s’injecter son médicament —, et il se sert de nombreuses métaphores pour exprimer ses sentiments, comme des images floues, des abstractions ou des éléments architecturaux. Alberto García-Alix subit de la même façon une période de dédoublement et de détachement de son corps lorsqu’il le sent malade, étranger à lui-même.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Faire un autoportrait implique toujours de dédoubler sa conscience de la temporalité : le temps présent et son affirmation portent en eux l’acceptation de son caractère exceptionnel avant une disparition certaine. La recréation de la mort elle-même est d’ailleurs une autre stratégie adoptée par les auteurs qui, comme Duane Michals, travaillent sur l’autobiographie. Dans Self-portrait as If I Were Dead (1968) [Autoportrait comme si j’étais mort], on le voit debout, regardant son propre cadavre allongé, reflet de la fascination et de l’étonnement que provoque la mort elle-même. Le fait de se représenter et d’annoncer sa propre fin est une façon de se maintenir en vie, tout comme la représentation de la douleur et de la souffrance permet de nous réaffirmer face à l’évanouissement de l’être.

Dans Bye, la manière dont Ed van der Elsken nous montre sa déchéance physique et nous parle de la maladie, tout comme l’ensemble de son œuvre, est totalement dénuée de narcissisme ou d’exhibitionnisme. Comme Rembrandt, qu’il cite dans son film lorsqu’il tente d’imiter la lumière de ses peintures, il enregistre son aspect avec la même distance tout au long de sa vie. Il ne varie pas dans la façon de se représenter lui-même, de ses premiers autoportraits, jeune et beau face au miroir, jusqu’à la décrépitude qu’il connaît lors des vingt mois où il tourne son dernier film.

Bye, vidéo, n/b et couleur, 1 h 48, prises de vues et prise de son par Ed van der Elsken et Anneke van der Elsken-Hilhorst, collection NIBG, droits Anneke van der Elsken-Hilhorst et la VPRO.



Bye est un épilogue, celui de l’œuvre d’Ed van der Elsken comme celui de sa vie. Il aborde explicitement l’importance de la représentation des émotions. Il prend ainsi un positionnement vital et esthétique reconnaissant l’émotion comme le moteur principal de l’homme dans ses décisions et dans ses actions. Le dédoublement spectaculaire devant soi-même, crucial dans le déroulement du récit à la première personne, se fait de trois manières : grâce à la caméra, grâce au miroir, et grâce au détachement de son propre corps que provoque la maladie. Ce film, enfin, illustre la relation entre l’autobiographie, la temporalité et la conscience de la mort. C’est le poids constant de cette conscience qui exacerbe justement le sentiment d’exister, et c’est le caractère irrémédiable de la mort qui confère justement à la vie ce caractère exceptionnel. Cette affirmation de la mortalité de la vie, bien qu’elle s’inscrive dans un cadre dramatique et bouleversant, est prépondérante tout au long du film, et l’humour n’y est pas rare. C’est donc avec un message simple, à la fois triste et optimiste, qu’Ed van der Elsken fait ses adieux. « J’y suis presque. Soyez fort, tout le monde. Bonne chance. Donnez tout ce que vous pouvez. Montrez au monde qui vous êtes. Au revoir. »


Érika Goyarrola Olano, 2017
Traduction de l’espagnol au français : Aurélien Ivars




Érika Goyarrola est historienne de la photographie et commissaire d’exposition. Elle est docteure en Histoire de l’art à l’Université Pompeu Fabra après une thèse intitulée « Auto-referencialité dans la Photographie Contemporaine: Francesca Woodman, Antoine d’Agata et Alberto García-Alix ». Elle a été commissaires de plusieurs expositions, parmi lesquelles “Revelar/rebelarse”, dans le cadre du festival BAFFEST ; “alt-architecture” à CaixaForum, Barcelone (2016), ​“De la forme à l’émotion​” au Cent​q​uatre, Paris (2016) ou encore “1 + 1 = 12”, un cycle de sept expositions sur la photographie contemporaine à l’Institut français à Madrid (2014). Elle enseigne également dans plusieurs écoles de photographie et écrit régulièrement pour la presse spécialisée.




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Diane Arbus

Bilan 2010/2011 des activités en direction des publics scolaires

Photographies à l’œuvre /La reconstruction des villes françaises (1945-1958)

Bilan 2009

Usages et statuts des images dans la société contemporaine

"Berenice Abbott (1898-1991), photographies" / "Ai Weiwei. Entrelacs"

La reconnaissance de la photographie dans le domaine de l’art

Bilan 2011

L’Espace des réseaux

BilanActivitesScolaires_2011-2012

Bilan 2011/2012 des activités en direction des publics scolaires

Pierre Bourdieu. Images d’Algérie. Une affinité élective

Collège Jean Moulin, 93300 Aubervilliers

École Buffon, 92700 Colombes

École Championnet, 75018 Paris

Collège Couperin, 75004 Paris

École Fernand Labori, 75018 Paris

Bilan des activités éducatives 2012/2013, en direction des publics scolaires

Manuel Álvarez Bravo. Un photographe aux aguets (1902-2002)

Écrire l’histoire de la photographie au XXe siècle

École Sainte-Marie, 75018 Paris

Adrian Paci. vies en transit

Laure Albin Guillot (1879–1962), l’enjeu classique

Téléchargez le bilan 2012 en bas de page

Bilan 2012

Bruno Réquillart. Poétique des formes

Natacha Nisic. Écho

Erwin Blumenfeld (1897-1969). Photographies, dessins et photomontages

Vivian Maier (1926-2009), une photographe révélée

Bilan 2010

Robert Adams / Mathieu Pernot

Gilles Caron. Le conflit intérieur

Téléchargez le bilan 2013 en bas de page

Bilan 2013

Bilan 2013/2014 des activités éducatives en direction des publics enseignants et scolaires

Esther Shalev-Gerz

Inventer le possible. Une vidéothèque éphémère

Garry Winogrand

08-FM-composition-abstraite

Dossier documentaire : Florence Henri

Nicolás Muller (1913-2000). Traces d'un exil

Bilan 2014

Taryn Simon

Lycée Michelet, 92170 Vanves

Pierre de Fenoÿl (1945-1987). Une géographie imaginaire

Collège Edouard Herriot de Livry-Gargan

Collège Eugénie Cotton à Argenteuil

Bilan 2014/2015 des activités éducatives en direction des publics enseignants et scolaires

Philippe Halsman. Étonnez-moi !

Omer Fast.Le présent continue

Robert Capa et la couleur

Helena Almeida. Corpus

François Kollar. Un ouvrier du regard

Sabine Weiss

Que peuvent encore les images ?

Bilan 2015/2016 des activités éducatives en direction des publics enseignants et scolaires

Se souvenir de la lumière

Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Images, conflits et déplacements du regard

Soulèvements

Zofia Rydet. Répertoire, 1978-1990

peter campus

Eli Lotar

Dénouement

Ismaïl Bahri : Images qui adviennent / images en devenir

Lycée Louise Michel, Bobigny. Classe de 1ère STMG

Bilan 2016/2017 des activités éducatives en direction des publics enseignants et scolaires

En regard

Les Figures du soulèvement

Expressions citoyennes entre mots et images

Lycée Michelet, Vanves (92). Classe de 1ère L

Albert Renger-Patzsch. Les choses

Ali Kazma. Souterrain

Observatoire, Jaïpur, Inde

Lucien Hervé. Géométrie de la lumière

Susan Meiselas. Médiations

La Ville par un trou d’aiguille

La ville par un trou d'Aiguille

Regard dans le miroir

Raoul Hausmann. Un regard en mouvement

Bilan 2017

Daniel Boudinet. Le temps de la couleur

En quête de paysage

En quête de paysage

Les Belles Choses

Les Belles Choses

Bilan 2017/2018 des activités éducatives. Publics enseignants et scolaires

Ana Mendieta. Le Temps et l'histoire me recouvrent

Dorothea Lange. Politiques du visible

Jeu de Paume x Gobelins, l'école de l'image

Koen Wessing. L'Image indélébile

Florence Lazar. Tu crois que la terre est chose morte...

Luigi Ghirri. Cartes et territoires

Les Mains de Paul Arma

Dossier documentaire : L'équilibriste, André Kertész

Bilan2018

Bilan 2018

DD-Hujar-ZOOM

Peter Hujar Speed of Life

DD-ZinebSedira-ZOOM

Zineb Sedira L'espace d'un instant

DossierDocumentaire_RJ_ZOOM

René-Jacques. L'élégance des formes

Affiche-SUITE-zoom

Suite

Dossier Documentaire

Le supermarché des images

Jeu de Paume x Gobelins

Jeu de Paume x Gobelins, l'école de l'image

Bilan-educ-2019-20_ZOOM

Bilan 2018/2019 des activités éducatives. Publics enseignants et scolaires

Dossier documentaire de l'exposition Studio Zgorecki

Coup d'oeil

Coup d'oeil

Coup d'oeil : image et sport

Image et sport

Coup d'oeil : image et ville

Image et ville

Coup d'oeil : image et littérature

Image et littérature

Coup d'oeil : image et cuisine

Image et cuisine

Coup d'oeil : image et mode

Image et mode

Coup d'oeil : image et musique

Image et musique

Coup d'oeil : image et nature

Image et nature

Voyage #1

Le Jeu de Paume Lab

Sans titre

Portrait filmé Studio Zgorecki

Guide de l'exposition Michael Schmidt

Dossier documentaire Michael Schmidt

Guide cinéma Films d'Allemagne(s). 1978-2020

Portrait filmé de l'exposition Michael Schmidt

Portrait filmé de l'exposition "Chefs d'oeuvre du MoMA"

Self portrait with Karin, Schnackenburg

5 choses à savoir sur Michael Schmidt

Humainement impossible (autoportrait)

Guide de l'exposition Chefs-d'oeuvre du MoMA

Quelques notes sur Michael Schmidt

Classe

Dossier documentaire Chefs-d'oeuvre MoMA

Guide de l'exposition Travaux en cours

Le site web dédié à l'exposition  « Soulèvements » (2016 - 2017)

Photographie Adrien Chevrot

Voir le temps venir

Florence Henri, Autoportrait, 1938.

Le Miroir et l’identité de soi

Peter Hujar et la brève histoire de Newspaper.
Marcelo Gabriel Yáñez

Guerrilleres Talks

Programme Vivienne Dick

Guide de visite Exposition Thibaut Cuisset

Meeting Point #1 : Dork Zabunyan & Ali Kazma [FR/EN]

Meeting Point #2 Dork Zabunyan & Peter Szendy : Ausculter les images

Meeting Point #3 Dork Zabunyan & Marie Voignier : le regard suspendu

Meeting Point #4 Dork Zabunyan & Pierre Alain Trévelo

Meeting Point #5 Dork Zabunyan & Sandra Delacourt

Meeting Point #6 Comment les choses changent, avec Leslie Kaplan

Page de couverture de l'exposition Thibaut Cuisset

Dossier documentaire de l'exposition Thibaut Cuisset

Nancy Huston, Jardin des Tuileries, Paris, octobre 2019

« Sally Mann, Rongeuse de mythes »

Sally Mann, <em>Ponder Heart</em>, 2009, Tirage gélatino-argentique, Washington, National Gallery of Art, Fonds Alfred H. Moses et Fern M. Schad. © Sally Mann

« Sally Mann. Mille et un passages » [FR/EN]

Sally Mann, <em>Battlefields, Cold Harbor (Battle)</em>, 2003, Gelatin silver print. National Gallery of Art, Washington, Gift of the Collectors Committee and The Sarah and William L Walton Fund. © Sally Mann Sally Mann

Sally Mann : l'image élégiaque

Les invisibles de Sally Mann, par Étienne Helmer

Vers une écologie des images

Visite du Jeu de Paume en chantier

Jeu de Paume x Duperré

Partage d'expérience Ateliers enfants Ping-Pong

Ping-Pong

Peter Hujar à la lumière du genre. Une conversation dans l'exposition.

Michael Schmidt : le visage gris de Berlin

« Speed of Life »

Inquiétante étrangeté d’une surface gélatineuse

« L'Aéroport » Une nouvelle de Jean-Marc Ligny.

« On rêvera dans le jardin » Une nouvelle de Gabriela Damián Miravete.

« Préservation en tant que métamorphose » de Jota Mombaça

« Trois contes du futur antérieur » de Catherine Dufour

Marie Lechner : « Lena Söderberg, Jennifer Knoll & Jennifer Lopez »

Stéphanie Mahieu : RAZGOVORI. Conversations entre l'art et l'anthropologie. 

Joëlle Zask : L’effondrement du paysan américain, par Dorothea Lange

Podcasts Fata Morgana

Situations de Luigi Ghirri. Une conversation dans l'exposition

1, 2, 3.. Soleil !

Guide de visite du festival Fata Morgana

Dossier documentaire du festival Fata Morgana

Rapport d'activité 2019

Rapport d'activité 2020

Rapport d'activité 2021

Visite de Fata Morgana par les étudiant·e·s

Jeu de Paume X Atelier de Sèvres, bachelor Arts Visuels

Antonio Negri

Portrait filmé de l'exposition Marine Hugonnier

Jean Painlevé avec la Cameflex tenue par harnais conçu par Geneviève Hamon, Roscoff

Portrait filmé de l'exposition Jean Painlevé

Guide d'exposition Jean Painlevé

Guide d'exposition Marine Hugonnier

Programme Pedro Costa

Frank Horvat

Frank Horvat

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Frank Horvat

Frank Horvat

Activité Ping-Pong, le programme enfants et familles

Ping-Pong

Renverser ses oreilles

Mimmo Jodice

Chronologie 1960-1975

Dossier documentaire Renverser ses yeux

Guide d'exposition Renverser ses yeux

DossierDoc-Autochromes-WEB

Dossier documentaire 1, 2, 3... Couleur !

Thomas Demand

Thomas Demand

Commentaires vidéos Thomas Demand

Thomas Demand

Thomas Demand

<em>Büro / Office</em>

Commentaires d'œuvres de Thomas Demand

Ping-Pong

Jeu de Paume X Atelier de Sèvres, Bachelor animation

Tracer le lieu, esquisser le lien

Matière à réflexions

Visites des apprenantes de l'E.M.A dans l'exposition <em>Renverser ses yeux</em>

Jeu de Paume X École Monique Apple

Rose Valland, héroïne de l'ombre

Rapport d'activité 2022

Frank Horvat

Johan van der Keuken

Frank Horvat

Frank Horvat

Johan van der Keuken

Johan van der Keuken

Guide des expositions Arina Essipowitsch et Julien Magre

Ping-Pong

Paris,

Dans l'œil du réalisateur Johan van der Keuken

New York underground

Abigail Solomon-Godeau : « L’art austère de Peter Hujar »

Le chant de Miriam Makeba

Zineb Sedira. L'espace d'un instant.

Sally Mann & Marc Pataut, regards croisés

Le Bain de Natacha

Un concert de Mathieu Bec

À propos des expositions d'été, par Quentin Bajac

Autour de Luigi Ghirri

Beppe Sebaste : « Extase de Luigi Ghirri »

Modena

Luigi Ghirri : « L'œuvre ouverte »

Un parcours commenté dans les images de Luigi Ghirri

Pourquoi cette photographie ?

Kodachrome de Luigi Ghirri

L’enquête grammaticale de Florence Lazar… car « rien n’est donné à l’avance. »

Japanese Children with Tags, Hayward, California, May 8 1942

Une conversation dans l'exposition « Dorothea Lange. Politiques du visible »

Dorothea Lange. Les camps de réinsertion pour migrants en zone rurale, Californie, 1935

La maison abandonnée de Dorothea Lange [FR/EN]

Migratory Cotton Picker, Eloy, Arizona

Dorothea Lange

Marta Segarra : « Le sexe et le texte. Quelques films autour d’Ana Mendieta »

Shelley Rice : Espaces changeants, frontières impossibles. Ana Mendieta et Liliana Porter.

Réminiscences d’une vie militante.

Sébastien Marot : Rope Bridge, feux croisés – trois phares de Gordon Matta-Clark

À table avec Gordon Matta-Clark !

Gordon Matta-Clark : graffitis

Gordon Matta-Clark : Conical Intersect

Isabelle Chesneau “I tell you, buildings must die”, Gordon Matta-Clark, artiste de la vie urbaine

Gordon Matta-Clark, Bronx Floor: Boston Road, 1972.

Lara Almarcegui, <i>Construction materials</i>, pavillon espagnol lors de la Biennale de Venise, 2013. Photo Ugo Carmeni © Lara Almarcegui

Résonances contemporaines de Gordon Matta-Clark. Par Erika Goyarrola Olano.

“Anarchitecture”. Une table ronde autour de l’œuvre de Gordon Matta-Clark

Autour d'Ana Mendieta

Bouchra Khalili. The Tempest Society.

Bouchra Khalili, Foreign Office, 2015

Bouchra Khalili X Gordon Matta-Clark

Jean-François Chevrier : “Retours et actualité de Raoul Hausmann”

Raoul Hausmann : Ibiza

Dune mobile de Raoul Hausmann

« Raoul Hausmann, une nouvelle histoire de l’art ? » par Cécile Bargues

Raoul Hausmann tenant sa sculpture-assemblage L’Esprit de notre temps

Raoul Hausmann : « La photographie moderne comme processus mental »

Un parcours dans l'exposition “Raoul Hausmann. Un regard en mouvement”

L'autoportrait de Susan Meiselas vu par Dominique Issermann

Muchachos attendant la riposte de la Garde nationale, Matagalpa, Nicaragua

Clara Bouveresse : “Susan Meiselas, passeuse d’images”

Une photographie proposée par le philosophe Étienne Helmer

Julia Margaret Cameron

Bernd Stiegler : Qu’est-ce que la photographie moderne ?

“Objectifs” d'Albert Renger-Patzsch

Un parcours parmi « les choses » d'Albert Renger-Patzsch

Les conséquences de la photographie

“Archivox” de Violaine Lochu

Ali Kazma et Jean-Michel Frodon

Ali Kazma présente “Past”

« Ali Kazma. Souterrain » : le montage d'une exposition

« La vie folle d'Ed van der Elsken » : les coups de cœur de Colin van Heezik

Paulien Oltheten : une interaction visuelle avec Ed van der Elsken

L'Amsterdam polychrome d'Ed van der Elsken

Van der Elsken : jazz

Ed van der Elsken. Un parcours en images.

Ed van der Elsken

Bye d'Ed van der Elsken présenté par Frédéric Worms

Erika Goyarrola Olano : « les adieux d'Ed van der Elsken »

Hripsimé Visser présente “Ed van der Elsken. La vie folle”

Jean-Christophe Bailly et Ismaïl Bahri

‘‘ils m’ont montré ce que je n’avais pas su voir... ’’

Ismaïl Bahri. Instruments

Carnet d'artiste

Eli Lotar, <i>Las Hurdes</i>, vers 1935

Jordana Mendelson : la vision dissidente d’Éli Lotar dans Terre sans pain de Luis Buñuel

Yve-Alain Bois : “Abattoir”

Eli Lotar - un parcours

Lotar / Krull : anticipations parisiennes

Ici, on ne s’amuse pas.

Where does any Miracle start? de Katarzyna Krakowiak Balka

James Benning, rétrospective

Angela Detanico & Rafael Lain : 25 / 24

A Place to Read,

Livret de traduction en français

Collectif Microtruc. Les Trucs

THE WEB 2.0 SUICIDE MACHINE - MODDR

ADM XI.

Victor Burgin

Julia Margaret Cameron

Victor Burgin

Victor Burgin

Julia Margaret Cameron

Capturer la beauté

Victor Burgin

Julia Margaret Cameron

REASSEMBLAGE - TRINH T. MINH-HA

ECOSYSTEM OF EXCESS - PINAR YOLDAS

KINDLEGLITCHER - BENJAMIN GAULON AKA RECYCLISM

KINDLEGLITCHER - BENJAMIN GAULON AKA RECYCLISM

Florentina Hubaldo, CTE

Les très riches heures

Mi piel, luminosa [Ma peau, lumineuse]

Les variations de Nicolás Pereda

Thomas Demand

Dans la chambre de Vanda, 2000 (c) Pedro Costa 1

Pedro Costa

Prendre soin - Autour des films de Haneda Sumiko

Films d'Allemagne(s). 1978-2020

Films d’Allemagne(s). 1978-2020

Guerrilleres Talks

Vivienne Dick

De la cage au cadre

Poème noir de Sylvain George, lu par Valérie Dréville. Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Ces voix qui nous soulèvent

Photo courtesy Sylvain George

Valérie Dréville lit La Vita Bruta de Sylvain George

Philippe Tancelin

“Ce qui nous soulève”. Le séminaire de Georges Didi-Huberman

“Soulèvements” : le montage

1

Penser les soulèvements

Marina Vinyes Albes : “Un bal de silhouettes”

Marie Losier. Confettis atomiques !

Ombres chinoises

Ombres chinoises

FK08

François Kollar. Un ouvrier du regard.

Tina Modotti

Bertille Bak

Tina Modotti

Bertille Bak

Tina Modotti / Bertille Bak