Image © Jeu de Paume/ Adrien Chevrot

Archive magazine (2009 – 2021)

“Ce qui nous soulève”. Le séminaire de Georges Didi-Huberman

« Déjà entamée l’an dernier à la suite d’une analyse de certaines séquences du Potemkine d’Eisenstein, la recherche qui est ici proposée concerne la notion – ou plutôt l’ensemble des paradigmes – que l’on peut développer à partir du mot “soulèvement” » — Georges Didi-Huberman







Dans le cadre du séminaire qu’il mène à l’École des hautes études en sciences sociales et en lien avec l’exposition “Soulèvements” au Jeu de Paume (18/10/16–15/01/17), Georges Didi-Huberman a inauguré en 2016 un nouveau parcours de recherche autour de la question multiforme des soulèvements. Découvrez l’ensemble des séances de ce cycle enregistré depuis début 2016 à l’Institut national d’histoire de l’art en partenariat avec l’EHESS, Paris.


Georges Didi-Huberman, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales : « Déjà entamée l’an dernier à la suite d’une analyse de certaines séquences du Potemkine d’Eisenstein, la recherche qui est ici proposée concerne la notion – ou plutôt l’ensemble des paradigmes – que l’on peut développer à partir du mot “soulèvement”. Ce mot est ici avancé pour prolonger et dépasser toute une série de recherches qui, dans les années précédentes, nous ont conduits des images funéraires à l’iconographie d’Atlas. Il correspond aussi à un projet d’exposition en cours. Le soulèvement dépasse l’accablement. Mais de quoi procède sa force ? Comment se constituent ses formes ? La première approche consiste à envisager les soulèvements comme des gestes ou des “formules de pathos”. Une histoire philosophique de la question nous conduit des Lumières à la Théorie Critique et du dadaïsme aux débats les plus contemporains. On s’interrogera sur le désir et la désobéissance, les tracts et les barricades, les affects et l’imagination politique. On tentera de comprendre, par-delà les images de soulèvements, ce que les soulèvements doivent eux-mêmes aux images – notamment ces “images-souhaits” dont Ernst Bloch a voulu parler dans “Le Principe Espérance”. »